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Lovebulls

Il est évident que les chiens de type « pitbulls » ont une mauvaise réputation. Injustement identifiés comme dangereux dans certaines régions du Canada, ils souffrent d’un problème d’image.

Un vent de changement se fait toutefois sentir dans des villes comme Vancouver et Edmonton qui abrogent les lois « anti-pitbulls ».

Anne-France Goldwater est nouvellement propriétaire d’un pitbull. Elle a adopté M. Spot, un chien avec des lésions à la moelle épinière, en partie afin de voir si ces chiens étaient plus agressifs que les autres chiens. Elle n’a observé aucune malice chez M. Spot et elle continue de défendre la bataille juridique qui conteste la loi visant des races particulières au Québec.

Mais peut-être y a-t-il un moyen de changer les choses. Durant sa séance en direct sur Facebook, un membre a partagé une idée : « Tout le monde devrait commencer à les appeler des LoveBulls afin de changer l’opinion des gens pour toujours », a écrit Maxime Da Sylva.

C’est une idée qui a immédiatement plu à Me Goldwater : « Lorsqu’un chien est appelé “pitbull”, c’est à connotation péjorative ». Elle ajoute : « De la même manière que dans le cas d’Éric et de Lola, où la dame a été dénigrée en raison de l’image que l’on rattachait au prénom ».

Me Goldwater a affirmé que ce pseudonyme avait diffusé une image négative de cette dernière et avait dénigré de manière générale l’image des conjoints de fait aux yeux du public.

Dans la cause d’Éric et de Lola, Me Goldwater représentait une mère de trois enfants, à qui le pseudonyme Lola a été attribué, qui réclamait une pension alimentaire et l’accès au patrimoine financier de son ex-conjoint de fait. Me Goldwater avait tenté de faire invalider la distinction légale entre les conjoints de fait et les couples mariés. Par une faible majorité, la Cour suprême a jugé que les droit accordés aux couples mariés se distinguaient de ceux accordés aux conjoints de fait.

Anne-France Goldwater a d’ailleurs déclaré : « C’est la même chose avec le mot ” pitbull “. Cela nous fait penser à la fosse où les chiens combattent, alors que la grande majorité de ces chiens n’ont pas été élevés pour combattre».

Voici donc une façon de changer la perception des pitbulls : « Appelons-les Lovebulls », a-t-elle dit.

La SPCA de Montréal, qui travaille également à promouvoir les meilleures pratiques en matière de contrôle des animaux au Québec, a aussi une position claire sur la législation spécifique : « Les études le démontrent et les experts en conviennent, l’interdiction des chiens d’une certaine race – ou de chiens qui présentent certaines caractéristiques physiques – ne réduit pas le risque, ni la gravité des morsures de chien, et ne contribue pas, par conséquent, à améliorer la sécurité publique ».

Écoutez le premier épisode du podcast The Goldwaters qui porte sur les droits des animaux et sur la législation spécifique.

Regardez la vidéo d’Anne-France sur les pitbulls lors de sa première séance en direct sur Facebook.