Le cabinet Goldwater, Dubé, chef de file canadien en droit de la famille depuis 1981, ainsi que son associée principale, Me Anne-France Goldwater, souhaitent exprimer leur grande déception suite au verdict émis par la Cour d’appel du Québec le 26 octobre dernier. Cette décision met fin à l’action formelle entreprise contre la Ville de Longueuil et le gouvernement du Québec qui visait à suspendre l’abattage cruel à l’arbalète d’un troupeau de cerfs habitant le parc Michel-Chartrand.

Me Goldwater et ses collègues souhaitent remercier les nombreux défenseurs des droits des animaux de la banlieue de Montréal ainsi que ses alliés au sein de la Société montréalaise pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), pour leur précieux soutien des dernières années et leur plaidoyer passionné en faveur d’un règlement humain pour la gestion de la biodiversité unique du Québec.

Même si tous doivent dorénavant se conformer à la décision de la Cour, le verdict ne change en rien le point de vue de Goldwater, Dubé selon lequel les Québécois sont moralement et légalement obligés d’envisager toutes les options non létales lorsqu’il est question d’un contrôle d’animaux. Me Goldwater et son équipe continueront de plaider en faveur de solutions législatives et politiques pour garantir que tous les animaux sentients soient protégés par la loi.

« En 2023, il n’est plus acceptable de tuer un animal simplement parce qu’il est une “nuisance” », partage Me Goldwater. « La méthode choisie est cruelle et les animaux souffriront grandement. Tant que le système judiciaire ne reconnaîtra pas la réalité scientifique de la sentience animale, nous continuerons à nous battre. Nous avons déjà offert à ces cerfs une année de vie de plus et j’en suis heureuse. Tant que je respirerai, je continuerai de me battre pour éliminer autant que possible la souffrance animale aux mains des humains. C’est le seul réconfort que je puisse offrir. »

Bien que les poursuites judiciaires en cours pour contrôler humainement la population de cerfs du parc Michel-Chartrand soient terminées, d’autres solutions moins cruelles s’offrent encore à la municipalité.

« La mairesse Catherine Fournier fera face à une situation politique délicate », a ajouté Me Goldwater. « Son électorat acceptera-t-il son choix de mener à terme un massacre massif de cerfs par des chasseurs utilisant des arbalètes, une méthode de mise à mort particulièrement cruelle puisque les cerfs blessés par flèche vivront assez longtemps pour souffrir et prendre conscience de leur mort imminente ? Qui voudrait de cela sur son curriculum vitae? »

 

Des alternatives humaines existent

La prémisse issue du droit des animaux qui est au cœur de la poursuite intentée par Goldwater, Dubé est que tuer tout animal devrait être un choix de dernier recours. La loi québécoise reconnaît que les animaux (y compris les cerfs) sont des êtres sentients dotés d’impératifs biologiques, notamment la capacité de ressentir de la douleur et de la joie.

Goldwater, Dubé s’oppose catégoriquement à la chasse à l’arbalète comme moyen de contrôle des populations animales. Cette approche cruelle va à l’encontre des lois québécoises sur le bien-être des animaux, en particulier lorsque des alternatives humaines à la surpopulation, comme la stérilisation, sont mises en œuvre avec succès dans des juridictions voisines comme les États de New York et du New Jersey. 

« En se basant sur cette expertise américaine, nos clients ont d’ailleurs proposé de mettre en place une telle alternative en plus d’un projet de relocalisation, et ce, sans aucuns frais pour la municipalité… Leurs propositions ont tout de même été rejetées », partage Me Goldwater.

La chasse à l’arbalète est interdite dans plusieurs juridictions à travers le monde entier en raison de sa cruauté. En Australie, par exemple, la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA) a récemment rappelé aux citoyens que cette pratique est interdite sur les terres publiques, car « […] des sondages auprès de chasseurs de cerfs ont révélé que les cerfs abattus à l’arbalète sont environ six fois plus susceptibles d’être blessés et de s’échapper que des cerfs abattus par des tireurs professionnels avec des fusils. » Cette option, selon Goldwater, Dubé, ferait preuve de cruauté envers la population de cerfs de Longueuil alors que des options non létales et gratuites restent à disposition de cette banlieue de Montréal.

 

photo: Les Amis du parc Michel-Chartrand (APMC)