Goldwater, Dubé, chef de file canadien en droit de la famille depuis 1981, souhaite réitérer les véritables déclarations de son associée principale Me Anne-France Goldwater, lors de sa présentation sur le projet de loi n°96 du Québec sur la langue française, dans le cadre des audiences publiques organisées par le Quebec Community Groups Network (QCGN).

Dans les jours qui ont suivi le témoignage de Me Goldwater la semaine dernière, des déclarations fausses et trompeuses ont été entendues de la part de politiciens et de commentateurs politiques. La présentation au complet est disponible sur la page YouTube du QCGN.

Hier, à la veille de Yom Kippour, la plus sacrée des fêtes juives, ces propos faux et trompeurs ont été repris par le premier ministre du Québec, François Legault, ainsi que par la cheffe de l’opposition officielle, Dominique Anglade.

C’est l’adjoint parlementaire du premier ministre pour les relations avec les Québécois d’expression anglaise, Christopher Skeete, qui a été le premier élu à faire la fausse et trompeuse déclaration qui suit, en référence à Me Goldwater:

«Nous avons assisté à un nouveau dérapage en lien avec le projet de loi 96. Cette fois-ci avec la comparaison odieuse de cette dernière à la « Gestapo», l’infâme police Nazi lors des audiences extraordinaires du QCGN ».

Ces propos sensationnalistes évoquant des «comparaisons» historiques ont même été relayés ensuite par une organisation juive de Montréal, the Canadian Centre for Israel and Jewish Affairs (CIJA), sur Twitter.

Me Goldwater maintient qu’elle n’a pas fait de «comparaison» entre un projet de loi gouvernemental et la Gestapo. Ses commentaires portaient sur l’inquiétude qu’à l’avenir, si des lois discriminatoires étaient adoptées pour contourner la charte Canadienne des droits et libertés, une «nouvelle Gestapo» fondée sur la dénonciation des citoyens entre eux conduirait à une situation dangereuse.

Ces remarques ont suivi une longue présentation portant sur la charte. Voici les commentaires en détail de Me Goldwater:

«Je pense que l’argent de nos impôts devrait plutôt aller vers l’éducation que vers la création d’une nouvelle forme de — ne m’en veuillez pas, je suis juive, c’est un mot qui vient très vite à l’esprit—nous n’avons pas besoin d’une nouvelle Gestapo, où nous commençons à nous dénoncer les uns les autres. Une femme s’est plainte que deux préposés aux bénéficiaires dans un hôpital discutaient entre eux en créole, et les gens se sont offusqués… Un texte dont le premier chapitre commence par «effaçons les chartes», on ne peut pas réparer cela. C’est moralement répréhensible».

Me Goldwater souhaite ajouter les remarques suivantes:

«Les solutions proposées, si on avait écouté au-delà de la référence historique sensible, étaient de protéger et promouvoir le français, en redirigeant les fonds voués à la mise en œuvre vers l’éducation. Tout simplement: investir dans la littérature, l’art et la culture au lieu de créer une nouvelle couche de bureaucratie qui encouragerait la délation. J’ai exprimé, en tant que femme juive and avocate constitutionnaliste, ce que serait le pire scénario, celui d’un gouvernement encourageant des personnes ordinaires à se denoncer entre elles et à risquer des sanctions. J’ai mis en avant la solidarité sociale, une vraie valeur à laquelle les gens tiennent, dans le but de promouvoir la langue et la culture française. Ce que je rejette, c’est une solution basée sur l’oppression. Je veux croire que le premier ministre Legault aura la sagesse nécessaire pour comprendre cette distinction».

Me Goldwater a passé les 40 années de sa carrière à défendre les droits des minorités et promouvoir la protection des droits fondamentaux. Elle continuera de soutenir la charte Canadienne des droits et libertés, la plus belle réalisation de l’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau.

Me Goldwater félicite le QCGN pour sa détermination à organiser des audiences ad hoc sur le projet de loi 96, alors que le gouvernement du Québec a choisi de limiter le débat sur un sujet pourtant d’une telle importance constitutionnelle.

Pour plus d’information : media@goldwaterdube.com